Fatigue, stress de fin d’année et blues hivernal… Et si le remède se trouvait dans ce que nous mangeons ?
Une étude parue dans le British Journal of Health Psychology (2013)1 montre que notre bien-être psychologique et émotionnel est lié à notre alimentation. La consommation de 7 portions de fruits ou 8 portions de légumes2 se traduit le jour suivant, par une amélioration de l’humeur et du niveau d’énergie, par une vision plus positive et un sentiment de bonheur.
Comment les fruits et légumes augmentent-ils notre bonheur ? A cause de leur haute teneur en vitamine C, qui est un cofacteur de plusieurs neuromédiateurs influençant positivement notre humeur. Les antioxydants contenus dans les fruits et légumes diminuent par ailleurs l’inflammation, qui est une des causes de la réduction des neuromédiateurs du bien-être.
La volaille, les œufs, la viande et les (gros) poissons contiennent de grandes quantités d’acide arachidonique, un acide gras oméga 6 très inflammatoire. Leur suppression améliore l’humeur en tout juste deux semaines !3 Cela nous ramène une fois de plus au régime méditerranéen, qui est un des champions des régimes anti-inflammatoires.
Avec les repas de fin d’année qui arrivent, si vous voulez démarrer l’année avec une forme olympique, augmentez votre consommation de fruits et légumes, fibres, légumineuses, noix et graines, pour laisser moins de place aux produits animaux, qui contiennent des acides gras saturés et trans, des omégas 6 et des sucres ajoutés, tous fortement inflammatoires.
Et si vous êtes amateur de bons vins, il faut savoir que l’alcool a pour effet de vider nos stocks de vitamines du groupe B, appelées aussi « neurovitamines ». Un déficit de neurovitamines est associé à un risque accru de déprime. Pour les buveurs, une supplémentation avec un complexe de vitamines du groupe B est donc recommandée.
Enfin, pour lutter contre le stress, soulager la fatigue mentale et physique et stimuler votre énergie, il existe une plante reconnue pour son efficacité : la rhodiole4. Parlez-en avec votre professionnel de santé, pour savoir quelle est la forme la plus appropriée pour vous.
Références
- White BA, Horwath CC, Conner TS. « Many apples a day keep the blues away: daily experiences of negative and positive affect and food consumption in young adults. » British Journal of Health Psychology. 2013;18(4):782-798. https://doi.org/10.1111/bjhp.12021
- Blanchflower DG, Oswald AJ, Stewart-Brown S. « Is psychological well-being linked to the consumption of fruit and vegetables? » Social Indicators Research. 2013;114(3):785-801. https://doi.org/10.1007/s11205-012-0173-y
- Beezhold BL, Johnston CS. « Restriction of meat, fish, and poultry in omnivores improves mood: a pilot randomized controlled trial. » Nutrition Journal. 2012;11:9. https://doi.org/10.1186/1475-2891-11-9
- Olsson EMG, von Schéele B, Panossian AG. « A randomised, double-blind, placebo-controlled, parallel-group study of the standardised extract SHR-5 of the roots of Rhodiola rosea in the treatment of subjects with stress-related fatigue. » Planta Medica. 2009;75(2):105-112. https://doi.org/10.1055/s-0028-1088346
